Explications sur les "Mythes, Cultes et Religions" d'Andrew Lang - GrandTerrier

Explications sur les "Mythes, Cultes et Religions" d'Andrew Lang

Un article de GrandTerrier.

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Image:DeguignetSmall.jpeg En 2004 Norbert Bernard en charge du Centre de Recherches Déguignet et en parallèle de l'édition de « Jésus, fils aîné de Marie-Joachim dernier roi des Juifs sa vie ... » a retranscrit le cahier de notes de Jean-Marie Déguignet sur ses explications des mythes.

Cet écrit de 77 pages dactylographiées est une réaction de l'auteur après la lecture de l'ouvrage « Mythes, cultes et religions » d'Andrew Lang, traduit par Léon Le Marillier aux éditions F. Alcan.

Autres lectures : « Cahier de notes sur la "Vie de Jésus" d'Ernest Renan » ¤ « DÉGUIGNET Jean-Marie - Jésus, fils aîné de Marie-Joachim » ¤ 

1 Sources et analyses

Texte complet : « Déguignet - Mythes.pdf » ¤ 

Le texte de Déguignet a vraisemblablement été influencé par l'ouvrage de Charles-François Dupuis [1] « Abrégé de l'origine de tous les cultes », dont l'édition de 1822 fut largement diffusée (cf texte sur Wikisource « Abrégé ).

Ainsi, on trouve chez Déguignet page 54 ce texte :

Les prêtres catholiques célèbrent la fête d’Aura Placida deux jours avant la fête de Bacchus sous le nom de sainte Aure et sainte Placide.

La formule latine de souhaits perpetua felicitas donna naissance à deux saintes, Perpétue et Félicité.

  à comparer à la page 272 de l'ouvrage de Dupuis :
Nous avons vu, dans notre explication du poème de Nonnus, que Bacchus épousa le zéphyr ou le vent doux, sous le nom de la nymphe Aura. Eh bien! deux jours avant la fête de Denis ou de Bacchus, on célèbre celle de sainte Aure et de sainte Placide. C'est ainsi que la formule des souhaits, perpetua felicitas, donna naissance à deux saintes, Perpétue et Félicité...

Par ailleurs, Jean-Marie Déguignet s'est inspiré d'un passage d'un ouvrage de Voltaire « Lettres chinoises, indiennes et tartares » (Lettre IX, page 44) [2] qui lui même avait repris les conclusions aujourd'hui contestées de l'archéologue anglais J. Z. Holwell. Déguignet a repris l'argumentaire et le lyrisme de l'écrivain et philosophe du 18e siècle. Cf étude « Déguignet, le paysan bas-breton, était-il bouddhiste ? » ¤ .

2 Sélections d'extraits

(page 2)

Ah ! C’est ici que nous allons avoir du bec'h [3] comme on dit en breton, c’est-à-dire de la rude besogne. J’ai dit dans mon précédent cahier que, ennuyé et écœuré par les comédies de nos gouvernants temporels et spirituels, j’allais traiter de la mythologie pour répondre aux auteurs de ce grand volume qu’on vient de me prêter.


(page 75)

J’admire ces messieurs « intellectuels » qui voudraient rassembler autour d’eux les « manuels » pour faire triompher la raison, la vérité et la justice. Je suis de cœur avec eux et je voudrais les aider dans cette tâche humanitaire.


(page 77)

Il faudrait que Thésée et Hercule viennent encore étrangler tous ces fauves et nettoyer leurs écuries.


 

(page 28)

Le livre [2] dont j’ai parlé plus haut, trouvé et traduit en partie par deux savants anglais, Sirs Holwel et Dow, il y a cent cinquante ans dans l’Inde ; là, il aurait trouvé un autre mythe des aryens, le plus beau sans doute qu’on ait jamais vu ou entendu.

Ce livre appelé Shastabad, écrit il y a plus de cinq mille ans dans la langue sacrée des vieux Brahmanes, le sanscrit, était la Bible, la Genèse des vieux aryens.


(page 29)

ces dogmes et ces cultes sont encore à peu près semblables chez les Bouddhistes et chez les Chrétiens actuels, sauf que les prêtres de Bouddha ont plus de charité et d’humanité que les fripons ministres du bandit galiléen.


(page 41)

Je trouve que ces sauvages ont parfaitement raison de respecter et d’adorer même ces arbres, ces rochers, ces sources, ces fontaines, ces animaux de toutes espèces sans lesquels ils savent bien qu’ils n’auraient pu vivre.

Ces animaux surtout qui ont été leurs nourriciers et leurs habilleurs de tout temps, qui contrairement à ces dieux sauvages, inventés par les sauvages tyrans, prêtres, charlatans, fripons, imposteurs pour persécuter et dévorer les hommes, fournissent à ceux-ci de nombreux agréments durant leur vie et à la mort, ils leur laissent leur sang et leur chair pour se nourrir et leurs peaux pour s’habiller.

Aussi les Aryens de l’Inde faisaient descendre leurs dieux, les bons, d’une vache, la meilleure de toutes les bêtes ; celle qui a rendu et rend toujours les plus grands services à l’humanité.

3 Annnotations

  1. Les explications et citations sur l'influence de Charles-François Dupuis ont été communiquées par M. Leconte sur le blog Internet http://deguignet.hautetfort.com. [Ref.↑]
  2. Déguignet, à la suite de l'anglais Holwell et du français Voltaire, défend une thèse de datation de textes pré-védiques de 5000 ans avant J.-C. alors que les textes bibliques auraient été compilées au 7e siècle avant notre ère. Il est aujourd'hui communément admis que les textes les plus anciens d'Inde sont les « Veda », et dateraient de 1500 ans environ avant J.-C. Cf. étude « Déguignet, le paysan bas-breton, était-il bouddhiste ? ». [Ref.↑ 2,0 2,1]
  3. « Bec'h » : terme breton signifiant dur, difficile. Avoir du bec'h : avoir du labeur. [Ref.↑]




Thème de l'article : Ecrits de Jean-Marie Déguignet

Date de création : Février 2009    Dernière modification : 19.02.2012    Avancement : Image:Bullorange.gif [Développé]