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Sant Beda

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1 Fiche signalétique


s. Beda
Vie / Buhez : né en Écosse au 7e siècle, confesseur et docteur à l'abbaye de Jarrow en Angleterre
Genre / Reizh : Masculin
Signification / Sinifiañs :
Variantes / Argemmoù : Dunchadh (Irlande) - Bili (Bretagne) -

2 Almanach


le 25 mai 2018 ~ d'an 25 a viz Mae 2018
Saint(e) du jour ~ Sant(ez) an deiz s. Dunchad (moine irlandais du 7e siècle, abbé de l'île d'Iona, patron des marins)
s. Beda (né en Écosse au 7e siècle, confesseur et docteur à l'abbaye de Jarrow en Angleterre)
Proverbe breton ~ Krennlavar Abred ne goll gwech ebet.

[Tôt ne perd jamais. Qui se lève tôt gagne sa journée.]




Almanach complet : [Calendrier:Vie des saints]

3 Sources

4 Iconographie

saint Bede
saint Bede

5 Monographies

Catholiques en France

Saint Bède le Vénérable
Moine, Docteur de l'Eglise (+ 735)

On disait de lui :"C'est l'homme le plus savant de notre temps. Pourtant Bède n'est jamais sorti de son monastère anglais." C'était un petit orphelin de Wearmouth dans le Northamberland quand, à sept ans, on le confie à saint Benoît Biscop, abbé du monastère local. Le petit Bède trouve là sa vraie famille, la famille bénédictine. Quand il fut grand, l'abbé l'envoya fonder avec saint Ceolfrid l'abbaye-soeur de Jarrow. Il y demeura toute sa vie, réalisant en sa personne le modèle du moine bénédictin, partageant son temps entre le travail manuel (on dit de lui qu'il exerçait l'office de boulanger), l'étude et la prière.Son oeuvre, qu'il appelle lui-même une compilation d'extraits des anciens (la bibliothèque de monastère était d'une richesse étonnante pour un nouveau monastère) est considérable : oeuvres exégétiques, historiques, liturgiques, poétiques. Il fut le premier historien de l'Angleterre, des origines à l'année 731, et nul historien de l'Europe ne peut s'en passer. Il introduisit la connaissance des Pères latins dans ce pays et fut le premier auteur à s'être servi de l'anglais dans ses écrits. Son oeuvre lui valut le surnom de vénérable. Sa mort fut humble et tranquille comme toute sa vie. La veille, il dictait encore, assis sur son lit, une traduction anglaise de l'évangile selon saint Jean.

Dates de Fête : 25 mai, Fête Locale

Site Missel

Saint Bède le vénérable

Biographie

La vie paisible et laborieuse de saint Bède le Vénérable s’écoula toute entière à l’ombre du cloître où, orphelin, il fut recueilli dès l’âge de huit ans. Les principales dates de sa vie sont connues par quelques lignes qu’il écrivit à la fin de son Histoire ecclésiastique où il se donne cinquante-neuf ans ; l’ouvrage étant achevé en 731, on peut en déduire qu’il naquit en 672 ou 673. Accueilli à l’abbaye de Wearmouth par saint Benoît Biscop, Bède fut, trois ans plus tard, confié à saint Ceolfrid qui allait fonder l’abbaye de Jarrow où il passa toute sa vie ; diacre à dix-neuf ans, prêtre à trente ans, il mourut à Jarrow le 26 mai 735. Il se décrit lui-même « Tout occupé de l’étude des saintes Ecritures, de l’observance de la disciline régulière, du souci de chanter chaque jour la louange divine dans l’église, trouvant son plaisir à apprendre, à enseigner et à écrire. »

Initié à la culture classique, Bède le Vénérable connaît le latin et le grec ; il possède Aristote et Hippocrate, Cicéron, Sénèque, Pline, Virgile, Ovide et Lucain ; il manie la prose et les vers ; encore qu’il fut surtout exégète et historien, son œuvre contient à peu près toute la science de son temps (orthographe, métrique, cosmologie...), au point que Burke l’appelle le père de l’érudition anglaise. Grand lecteur des Pères de l’Eglise, il se fit surtout le disciple de saint Ambroise, de saint Jérôme, de saint Augustin et de saint Grégoire le Grand. Outre ses récits hagiographiques, ses œuvres grammaticales, ses écrits scientifiques, ses lettres, ses prières et ses ouvrages historiques dont son Histoire ecclésiastique, on a de lui des commentaires de presque toute l’Ecriture (48 livres) et des sermons dont deux groupes de vingt-cinq homélies qu’il prêcha aux moines de Jarrow. Il s’inspire de saint Jérôme pour le sens littéral, de saint Augustin pour le sens moral et de saint Grégoire le Grand pour le sens allégorique.

Bède le Vénérable, parfait moine, qui était mort en disant : Gloire au Père, au Fils, et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles, fut enterré dans l’église abbatiale Saint-Paul de Jarrow. En 1020, ses reliques furent portées à Durham et mises dans une châsse que l’évêque Hugues fit somptueusement refaire en 1155. Henri VIII fit détruire les reliques dont il ne reste plus qu’un vieux siège de bois que l’on montre à Jarrow

Site Magnificat.ca :

SAINT BÈDE LE VÉNÉRABLE
Confesseur et Docteur (673-735)

Saint Bède naquit en Écosse, au bourg appelé aujourd'hui Girvan. A l'âge de sept ans, il fut donné au célèbre moine anglais saint Benoît Biscop, pour être élevé et instruit selon l'usage bénédictin. Son nom, en anglo-saxon, signifie prière, et qualifie bien toute la vie de cet homme de Dieu, si vénéré de ses contemporains qu'il en reçut le surnom de Vénérable, que la postérité lui a conservé.

A sa grande piété s'ajouta une science extraordinaire. A dix-neuf ans, il avait parcouru le cercle de toutes les sciences religieuses et humaines: latin, grec poésie, sciences exactes, mélodies grégoriennes, liturgie sacrée, Écriture Sainte surtout, rien ne lui fut étranger. Mais la pensée de Dieu présidait à tous ses travaux: "O bon Jésus, s'écriait-il, Vous avez daigné m'abreuver des ondes suaves de la science, accordez-moi surtout d'atteindre jusqu'à Vous, source de toute sagesse."

D'élève passé maître, il eut jusqu'à 600 disciples et plus à instruire; ce n'est pas un petit éloge que de citer seulement saint Boniface, Alcuin, comme des élèves par lesquels sa science rayonna jusqu'en France et en Allemagne. Étudier, écrire était sa vie; mais l'étude ne desséchait point son coeur tendre et pieux; il rédigeait tous ses immenses écrits de sa propre main: les principaux monuments de sa science sont ses vastes commentaires sur l'Écriture Sainte et son Histoire ecclésiastique d'Angleterre.

Le Saint eut à porter longtemps la lourde Croix de la jalousie et fut même accusé d'hérésie: ainsi Dieu perfectionne Ses Saints et les maintient dans l'humilité. Il n'avait que soixante-deux ans quand il se sentit pris d'une extrême faiblesse. Jusqu'à la fin, son esprit fut appliqué à l'étude et son coeur à la prière; tourné vers le Lieu saint, il expira en chantant: Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto.