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Sant Govrian

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1 Fiche signalétique


s. Govrian
Vie / Buhez : évêque de Vannes au 8e siècle, se retire à Saint-Servant sur Oust, invoqué contre les furoncles et panaris
Genre / Reizh : Masculin
Signification / Sinifiañs : origine Bretonne, uuobri=sérieux
Variantes / Argemmoù : Gobrian (Bretagne) - Gobrien (Bretagne) - Govran (Bretagne) - Govrian (Bretagne) -

2 Almanach


le 10 novembre 2018 ~ d'an 10 a viz Du 2018
Saint(e) du jour ~ Sant(ez) an deiz s. Govrian (évêque de Vannes au 8e siècle, se retire à Saint-Servant sur Oust, invoqué contre les furoncles et panaris)
Proverbe breton ~ Krennlavar Aezetoc'h eo paeañ dle eget dastum arc'hant.

[Il est plus facile de payer ses dettes que de ramasser de l'argent.]




Almanach complet : [Calendrier:Vie des saints]

3 Sources

4 Iconographie

Chapelle St Gobrien à St-Servant-sur-Oust
Chapelle St Gobrien à St-Servant-sur-Oust

5 Monographies

Site Bretagne.net :

Govrian

prénom masculin, fête le 10 novembre

Déclinaisons du prénom breton : Govran

Origine du prénom

Evêque de Vannes au VIIe siècle, il est honoré à Saint-Servant (35).

Le petit livre des prénoms celtiques et bretons d'Albert Deshayes :

Govrian

Issu d'un ancien Uobrian, c'est un diminutif du vieux breton uuobri, "grave, important, sérieux".

D'origine vannetaise, ce saint serait né vers 670 dans une famille noble. Après ses études, il se consacre à la vie monastique et se retire à l'abbaye de Rhuys (56). De retour à Vannes, il rejoint le clergé de la cathédrale. Au décès de l'évèque Morvan (1), il est élu pour successeur malgré lui et sacré à Dol (35). Après 17 ans sur le siège épiscopal, il établit son ermitage à Saint-Servant-sur-Oust (56) et y meurt en 725 ; une chapelle a été construite sur les lieux mêmes de son ermitage, à Saint-Gobrien.

Il est représenté en évêque dans l'église paroissiale de Morieux (22). On venait l'invoquer, aux chapelles Saint-Gobrien de Saint Servant (56) et Saint-Guénaël de Gommené (22), contre les furoncles et les panaris.

Remarques :
(1) : Il semble plutôt qu'il ait succédé à saint Meriadec au 8e siècle, et non Morvan/Morven qui fut évêque vers 1088-1128.

Site Wikipedia :

Liste des évêques de Vannes

L'évêché de Vannes est suffrageant de l'archevêché de Tours jusqu'en 1859, puis de l'archevêché de Rennes à partir de cette date.

  • vers 465 : saint Paterne
  • vers 511 : Modeste
  • saint Guennin
  • vers 550 : Macliau puis roi de Broërec'h
  • vers 580 : Ennius
  • vers 590 : Regalis
  • saint Yudoc ou Budoc
  • vers 650-666 : saint Meriadec
  • vers 720 : saint Gabrien
  • saint Catuodus
  • saint Bilius Ier
  • vers 780 : Agus
  • vers 797-vers 814 : Isaac
  • vers 820 : Winahelhoc
  • vers 820-vers 834 : Ragenaire
  • vers 838-vers 845 : Susanne
  • vers 854-vers 869 : Corantycnuus
  • Diles
  • vers 878-vers 888 : Kenmonoc
  • vers 891-vers 908 : Bilius II
  • Bientivet
  • vers 970 : Auriscandus
  • vers 1008-13 juin 1037 : Judicaël
  • 1037-1065 : Budic
  • 1066-1082 : Maingui
  • vers 1088-1128 : Morven
  • 1128-1132 : Jacques Ier
  • 1132-1137 : Ives Ier
  • 1137-1143 : Even
  • 1143-26 juin 1177 : Rouaud
  • 1181-vers 1220 : Guéhénoc
  • vers 1220-vers 1231 : Robert Ier
  • vers 1232 : Guillaume Ier
  • 1232-15 mai 1254 : Cadiocus
  • juin 1254-26 août 1254 : Guillaume II de Quélen
  • 1255-18 février 1262 : Alain Ier
  • vers 1263-21 octobre 1270 : Gui de Conlen
  • 1276-vers 1280 : Pierre Ier
  • vers 1282-22 mars 1287 : Henri Ier Bloc
  • juin 1287-vers 1308 : Henri II Tore
  • vers 1310 : Ives II

Site Chapelle St-Gobrien :

Un Saint Guérisseur

Saint Gobrien, né vers l'an 660 en pays de Vannes fut formé à la vie religieuse dans le monastère de Saint Gildas de Rhuys. Évêque de Vannes il accomplit des miracles: entre autres, dit la légende, la guérison de nombreux malades atteints du « mal des ardents » ou « feu sacré », sorte de peste bubonique (P. Audin écrit que c'est l'ergotisme du seigle, c'est à dire une maladie provoquée par la consommation répétée de seigle attaqué par un champignon qui produit sur les épis des excroissances en forme d'ergot de coq.)

Si les eaux de la source de la chapelle St-Gobrien ont soigné, pendant longtemps, le « mal des ardents », par la suite, elles attirèrent les personnes souffrant de furoncles ou d'abcès. La légende dit qu'il fallait déposer une poignée de clous sur le tombeau, dans la chapelle. De nombreuses plaques votives sont fixées sur le mur de la chapelle, à côté de la statue polychrome du Saint. En 1900 l'eau soulageait encore certaines maladies d'enfants. Les mères laissaient alors dans les Interstices des pierres de la fontaine les linges ayant servi à humecter les parties traitées.

Une légende prétend aussi que les jeunes filles désireuses de prendre époux dans l'année devaient faire 7 fois le tour du tombeau en se gardant d'effleurer le mur et la sépulture pour voir leur vœu exaucé.

La chapelle de Saint Gobrien possède un trésor aujourd'hui en lieu sûr, il est composé d'un plateau, d'un calice, d'une croix du Christ et du buste de Saint Gobrien.