Sant Grallon - GrandTerrier

Sant Grallon

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1 Fiche signalétique


s. Grallon
Vie / Buhez : roi de Cornouaille au 4e siècle, père de Dahud, ou né au 8e siècle à Plonéour et combattant contre les Normands
Genre / Reizh : Masculin
Signification / Sinifiañs : origine Galloise, Grat=Grâce, Lon=Plein
Variantes / Argemmoù : Grallon (Bretagne) - Gralon (Bretagne) - Gratlaun (Pays de galles) - Gratlon (Bretagne) -

2 Almanach


le 1er novembre 2018 ~ d'an 1 a viz Du 2018
Saint(e) du jour ~ Sant(ez) an deiz s. Grallon (roi de Cornouaille au 4e siècle, père de Dahud, ou né au 8e siècle à Plonéour et combattant contre les Normands)
Proverbe breton ~ Krennlavar Gant dilhad tomm ha bevañs mat. Pep miz goañv zo dereat (pe bereat).§ [Trad.]




Almanach complet : [Calendrier:Vie des saints]

3 Sources

4 Iconographie

Gradlon près des flèches de la cathédrale de Quimper
Gradlon près des flèches de la cathédrale de Quimper

5 Monographies

prénoms celtiques et bretons d'Albert Deshayes :

Grallon

Composé vieux breton de grat, "grâce" et lon, "plein", soit "gracieux".

Roi supposé de Cornouaille, sa légende le fait vivre au temps de Clovis, mais le montre aux prises avec les Normands qu'il va même défier dans leur pays. Conseillé par Kaourintin, auquel il a confié le siège épiscopal de Quimper, il est aussi l'ami de Gwennole.

Le vrai Grallon, à l'origine de cette légende, était originaire de Plonéour (29) et vivait aux 8e-9e siècle. Bienfaiteur de l'abbaye de Saint-Gwennole de Landévennec (29), il aurait bien lutté contre les Normands, mais ceux qui occupaient l'embouchure de la Loire. Après une vie probablement dissolue, il se retire, âgé, au monastère Saint-Philibert de Noirmoutier (85).

Site Wikipedia :

Gradlon

Gradlon dit Gradlon Meur (Gradlon le Grand) est un roi légendaire de Cornouaille.

La Légende

Gradlon, « roi » de Cornouaille né en 330 après J.-C., probablement un gouverneur. Personnage légendaire appelé Gradlon le Grand (Gradlon Meur) en Bretagne et Urbain ailleurs. Fils aîné de Conan Meriadec par sa deuxième épouse, sainte Darerca.

Dans sa jeunesse païenne, Gradlon tombe profondément amoureux de Malgven, la reine du Nord, lors d'une expédition guerrière, une sorte de fée (une bansidh dans la tradition irlandaise). Malheureusement, il offense la créature mystérieuse en se convertissant au christianisme et en cherchant les conseils de saint Guénolé. La fée quitte Gradlon en franchissant un fleuve torrentiel et en l'avertissant de ne pas la suivre. Le Breton courageux la poursuit, plongeant dans les eaux tourbillonnantes. La fée, forcée de sauver la vie de son ancien amant, ne l'a pas moins détesté pour autant car ce sauvetage était la preuve que son amour n'était pas mort.

Lors d'une chasse, séparé de son entourage, il se perdit dans la grande forêt du Menez-Hom. Presque mort d'épuisement et de faim, il tombe par hasard sur l'ermitage de saint Corentin (maintenant Plomodiern). Saint Corentin possède un poisson merveilleux dont il coupe la moitié pour se sustenter chaque jour et qu'il retrouve entier chaque matin. Le saint, partageant quotidiennement son repas avec le roi, lui redonne la santé. En récompense de son hospitalité, Gradlon fit de saint Corentin le premier évêque de Cornouaille.

Le premier amour féerique du roi est revenu bien des années plus tard posséder l'esprit de la fille de Gradlon, Dahut, qui fut à l'origine de la disparition de la ville d'Ys.

Gradlon fit de Corispotium (variante : Corisopitum), appelée ensuite Quimper, sa nouvelle capitale, sa statue équestre peut d'ailleurs être vue entre les tours de la cathédrale. À la mort de Gradlon, son fils Salomon Ier lui succéda, puis son petit-fils, Aldrien.

Histoire

Les sources font connaître l'existence de plusieurs Gradlon, dont Gradlon Meur cité au cartulaire de Landévennec, mais aussi Gradlon Flam et Gradlon Plueneuor (Plonéour). Ils sont généralement qualifiés de consul, qu'on peut comprendre comme comte - comme les textes latins traduisent le titre breton de mac'htiern par tyran. Il aurait plus vraisemblablement vécu entre le Ve et le IXe siècle.

À l'époque gallo-romaine, la capitale des Osismes - prédécesseurs des Cornouaillais, Trégorrois et Léonards - était Carhaix. Et s'il existait une ville sur l'Odet ce n'était pas encore Quimper, mais un peu en aval, dans l'actuel quartier de Locmaria. Dans ses débuts Quimper ne s'appelait pas Corisoptiensis, c'est une erreur d'interprétation tardive, mais plus probablement (et donc sans certitude), Civitas Aquilonia.

Cependant les toponymes font apparaître un « château » dit de Saint-Corentin dans le quartier de la cathédrale de Quimper, quartier appelé au Moyen Âge Tour du Chastel. Et sous l'Ancien Régime Quimper portera le nom de Quimpercorentin.

Des vestiges d'une résidence aristocratique des IXe-Xe siècles associée à des ateliers d'orfévrerie sur la Montagne de Locronan pourraient être un des lieux de pouvoir et de création de richesse qu'avaient exploités les différents princes exerçant une autorité sur la région de Quimper au Haut Moyen Âge.

Office de tourisme de Quimper :

Gradlon, le roi emblématique de Cornouaille :

Gradlon le Grand (Grallon Meur), dont la statue équestre veille encore, entre les tours de la cathédrale, sur Quimper, régnait alors sur la Cornouaille. Il s'était entouré de deux sages et saints conseillers : le moine Guénolé et l'ermite Corentin, dont il avait fait son évêque. Mais le roi était faible envers sa fille, la jeune et perverse Dahut. Pour vivre à son aise une vie de fête et de débauche, elle avait obtenu de son père qu'il fasse construire, sur les flots, la merveilleuse et orgueilleuse cité d'Ys. Sous les traits d'un séduisant prince, le Diable s'y présenta un jour.

Fascinée, Dahut, lui confia la clef qui commandait les écluses, sauvegarde de la ville contre les flots. Le démon ouvrit aussitôt ces portes, et en peu de temps, la ville et ses habitants furent engloutis.

Seuls Gradlon et Guénolé, protégés de Dieu, réchappèrent du désastre. Dahut, dont la noyade apaisa la colère divine, se changea, dit-on, en Morgane , sirène acharnée encore à perdre les marins. Le cœur brisé, le roi s'installa à Quimper et choisit plus tard St Corentin comme premier évêque.